
Bilan pollinique 2026
UNE SAISON HORS CALENDRIER
Les noisetiers ont fleuri dès le début décembre 2025, avec plus d’un mois d’avance. Bouleaux et charmes ont suivi dès le début mars, à une date jamais observée aussi tôt depuis le début des mesures.
UN PRINTEMPS CHARGÉ EN POLLENS
Platanes et chênes ont fleuri en avance. Les graminées, présentes dès mars dans certaines régions, ont été particulièrement gênantes en mai et juin. Leur pic majeur est survenu fin mai, pendant le premier épisode de très forte chaleur.
LA CHALEUR CHANGE LA DONNE
Le printemps exceptionnellement chaud a accéléré les floraisons et la dispersion des pollens. Puis l’été très chaud et sec a desséché la végétation : graminées, armoises, plantains, chénopodes et urticacées sont devenus plus discrets.
AMBROISIE ET MOISISSURES
Dans plusieurs secteurs très colonisés de la vallée du Rhône, l’ambroisie a été nettement plus abondante qu’en 2025. Les spores d’Alternaria et de Cladosporium ont aussi été très présentes durant l’été et au début de l’automne.
LE REPÈRE À RETENIR
Les calendriers polliniques deviennent plus difficiles à prévoir. La douceur peut déclencher des floraisons très tôt ; la chaleur et la sécheresse extrêmes peuvent ensuite freiner la production de pollen. Pour les personnes allergiques, le suivi en temps réel des concentrations et du risque par les capteurs France Pollens devient essentiel.
Samuel Monnier, ingénieur en aérobiologie
